C’est l’une des grandes activités de la forme. Sport “porté”, il limite les chocs, permet d’aller loin, de se muscler, de perdre du poids et de se déstresser. En selle !

1. “Viva la vélorution !”

Quand, en 1817, le baron allemand Karl Freidrich Drais enfourcha le premier vélocipède de l’histoire, qui eût cru qu’un jour, plusieurs centaines de millions de descendants de ce vénérable tape-cul rouleraient un jour sur les routes du monde ? En assurant 7 % des distances parcourues, le vélo se classe au quatrième rang des moyens de transport les plus utilisés après l’automobile, l’autobus et la marche.

2. Un sport pour tous

Contrairement à une idée reçue, la France, au nombre de vélos par habitant, n’est pas à la traîne. Elle occupe le quatrième rang mondial derrière le Japon, les Pays-Bas et l’Allemagne. Ce qui explique que chevaucher la petite reine, en solo, en famille, entre amis, en ville, sur une route de campagne, en forêt ou en montagne, fait partie des pratiques sportives préférées des Français, avec la marche et la natation.

3. Plus rapide qu’une voiture

” Dans Paris à vélo on dépasse les autos/A vélo dans Paris on dépasse les taxis “. Bien vu, Joe ! Juché sur un ” vieux clou ” ou aux commandes d’une monture en carbone, on échappe aux embouteillages et on ne tourne pas des heures pour trouver une place de stationnement. Aux heures de pointe, une voiture roule à 8 km/h, tandis que la vitesse moyenne d’un vélo avoisine 15 km/h.

4.  30 fois moins dangereux qu’une moto

Quatre accidents sur cinq impliquant des cyclistes se produisent en milieu urbain. De fait, les cyclistes risquent plus leur peau en ville que les automobilistes. Mais on constate sept fois plus d’accidents chez les cyclomotoristes et trente fois plus chez les motards. Signe encourageant : la Caisse d’assurance maladie a créé un système de ristourne pour les cotisations des entreprises qui incitent leurs employés à se déplacer autrement qu’en voiture.

5. Ecologique et économique

A l’heure où tous les experts nous font froid dans le dos avec le réchauffement climatique, ” chatouiller les pédales ” pour effectuer de courts trajets, c’est réduire de 700 kg ses rejets annuels de CO2. Sans oublier que l’achat et l’entretien d’un vélo reviennent à 0,12 € le kilomètre, soit quatre fois moins qu’une voiture, et deux fois moins que les transports en commun.

6. Au bonheur des muscles

Pédaler sollicite 32 groupes musculaires. Au fil des kilomètres, fesses, cuisses et mollets se tonifient et se bonifient. Les muscles des membres supérieurs y perdent un peu au change encore que leur travail (surtout à VTT) soit loin d’être nul. Attention : les abdominaux étant les muscles les plus ” passifs ” sur la route, il convient de les entretenir autrement, vu leur importance dans la mécanique respiratoire.

7. A votre bon coeur !

Plus on pédale, plus le coeur rayonne de santé en voyant ses cavités (oreillettes et ventricules) augmenter de volume et le muscle myocarde croître en taille et en épaisseur. Tout cycliste dont le pouls bat à 60 au repos et qui planifie trois sorties hebdomadaires de deux heures à 140 pulsations/minute économise, par rapport à un sédentaire, quelque 50 000 pulsations par semaine.

8. Des artères basse tension

Pendant que l’on pédale, la masse musculaire en action ” alterne rapidement contraction légère et relâchement “, commente le Dr Stéphane Cascua dans Le Sport est-il bon pour la santé ? (éd. Odile Jacob). Ce processus produit au sein des muscles un véritable pompage du sang. Ce dernier est comme aspiré. Le coeur pousse moins fort et la tension s’élève beaucoup moins. Au repos également, coeur et vaisseaux s’habituent à travailler à un régime de pression inférieur “.

9. Une arme antistress

Sauter sur son vélo empêche de dérailler quand on est trop stressé. à chaque coup de calcaire, quelles que soient les conditions extérieures, faire quelques dizaines de bornes est le meilleur moyen pour semer les soucis et recycler dans l’action les excès de pression. Plus qu’un sport d’endurance, le vélo est une école de comportement et d’équilibre mental.

10. Les jambes et la tête

” Le dimanche matin, quand un VTTiste descend une pente creusée d’ornières,dit le Dr Cascua, son système nerveux tourne à plein régime. Les nerfs provenant des centres de l’équilibration et des articulations envoient de multiples informations au cerveau. Ce dernier programme instantanément le geste destiné à corriger les oscillations de la machine “. Bref, le VTT est un excellent stimulateur cérébral. Plus on roule, moins on pédale dans la semoule.

11. Un dos que l’on garde droit

En théorie, le dos d’un cycliste ne souffre pas. ” Les muscles longeant les vertèbres s’étirent en douceur et se renforcent, explique le Dr Cascua. Cependant, le moindre défaut de réglage peut transformer en supplice. Ne vous penchez pas trop en avant et changez fréquemment de position. Écartez les mains pour bien stabiliser le buste. Au besoin, montez légèrement la potence pour ne pas trop tirer sur la colonne. “.

12. Un tube d’enfer

Avaler les kilomètres stimule la digestion. ” Pour améliorer le fonctionnement du tube digestif, le vélo (ou la marche) est préférable à la course à pied, confirme le même expert. Le massage abdominal, favorisé par le mouvement et les contractions musculaires locales, se révèle plus utile et moins agressif que les secousses des foulées “.

Leave A Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *